Portée par une équipe d’ingénieurs experts, la startup franchit aujourd’hui de nouvelles étapes avec son prototype opérationnel, une première expérimentation financée et une ouverture de capital en préparation. Son ambition : accélérer le développement de ses technologies et contribuer à une aviation complémentaire, au service des besoins des populations.
📝3 questions à Tommaso Passerin d'Entrèves, Founder & CEO de Tompaero
1. A l’origine de Tompaero, quel besoin avez-vous identifié dans le secteur aéronautique et comment avez-vous construit votre expertise pour y répondre ?
Venant du secteur aéronautique (l’industrie), mais également de celui de l’aviation (les usages), nous avons aisément identifié un vide capacitaire dans l’aviation existante, à savoir la possibilité de fournir la rapidité du vol à coûts contenus, pour toutes les missions qui ne comprennent pas le transport de personnes.
L’aviation se construit depuis plus de 100 ans autour de l’humain, et c’est donc pour ces mêmes humains qu’elle est la plus développée, c’est normal. Mais on peut tout aussi bien assister les humains en déplaçant ce dont ils ont besoin, où et quand ils en ont besoin, sans les déplacer eux, et pour faire cela efficacement il fallait que la technologie progresse, ce qui est désormais chose faite avec un engouement certain pour les drones.
Pour autant, faire avancer l’aviation ne doit pas se faire au dépens de ce qu’elle est déjà. C’est ainsi que nous avons construit une équipe unique d’ingénieurs experts qui sont eux-mêmes acteurs de l’aviation par ailleurs. Notre expertise à la croisée de l’interaction humaine et du développement de machines nous met au service de l’aviation de demain : celle qui complète, sans remplacer inutilement.
2. Entre votre participation à Go Invest et votre distinction au concours i-Lab, quelles sont les étapes importantes que vous franchissez actuellement ?
Nous sommes actuellement en train de récolter les souhaits d’investissement pour notre première ouverture de capital. Tout ce que nous avons fait et prouvé jusqu’à maintenant, jusqu’à la mise en vol d’un prototype opérationnel à l’échelle 1, s’est fait à l’aide de dotations, de fonds propres, de conseils reçus, et de beaucoup, beaucoup de bonne volonté de l’équipe fondatrice.
Nous contractualisons ces jours-ci notre première expérimentation financée par un acteur institutionnel majeur, et nous réjouissons d’avance de ce que la participation à Go Invest ainsi que la dotation associée à notre victoire au concours i-Lab nous permettront de faire en termes de développement technique et commercial, d’agrandissement des équipes et d’accélération en général.
3. Quelles sont les prochaines étapes pour Tompaero ? Quels sont vos principaux enjeux pour accélérer votre développement, qu’il s’agisse de financement, de structuration de l’entreprise, de partenariats ou de conquête de nouveaux marchés ?
Je ne vais pas être très original ici: la difficulté principale pour une startup deeptech comme la nôtre, a fortiori dans un écosystème du drone dans lequel on a tendance à nous enfermer malgré nous et qui est réputé comme très rapide et accessible grâce – ou à cause – de la situation géopolitique, reste le financement. Comme toute deeptech, nous avons des temps de développement et de certification plutôt longs et des coûts de développement élevés. Ainsi, nous proposons des offres alternatives, notamment avec de la mise sur le marché de prestations d’intégration de nos briques technologiques, pour mettre à profit nos développements existants, notre équipe unique et ainsi nous permettre de poursuivre l’avance technologique qui est la nôtre, et les belles perspectives d’un marché international et universel, axé sur l’utilité et le soutien aux populations.
Nous restons très ouverts aux partenariats nous permettant d’accélérer nos développements, et prévoyons de recruter jusqu’à 4 personnes supplémentaires sur notre site de Lannion dès le début 2027 pour répondre aux enjeux du développement de nos produits mais aussi pour développer des business intermédiaires.